05/05/2005

Extrait

Du "rêve européen"
"Le rêve américain et le rêv eeuropéen relèvent fondamentalement, de deux idées différentes, diamétralement opposées sur la liberté et la sécurité. Pour les Américains, être autonome, c'est ne pas dépendre d'autrui et n epas être à l amerci de circonstances échappant à tout contrôle. Or, pour être autonome, il faut posséder quelque chose. Plus on amasse de richesses, plus on est indépendant. On accède à la liberté en pouvant se passer d'autrui, en se transformant en ïle. La richesse entraîne l'exclusivisme, lequel entraîne la sécurité.
Pour les Européens, la liberté ne réside pas dans l'autonomie mais dans l'imbrication. Etre libre, c'est avoir accès à une foule de relations interdépendantes avec autrui. Plus nombreuses sont les communautés auquelles on a accès, plus nombreux sont les choix et les possibilités de mener une vie pleine, une vie qui a du sens. Les relations humaines entraînent la cohésion, laquelle entraîne la sécurité
".
Ce qui est intéressant, c'est que c'est écrit par un Américain (Jérémy Rifkin). Les deux visions de de la liberté et de la sécurité sont effectivement aux antipodes. Très intéressant comme analyse.

27/04/2005

Le rêve

J'ai acheté ça aujourd'hui. J'ai bien hâte de le lire, j'en reparlerai. En page de garde, il est écrit que le rêve américain se substitue au rêve américain dans l'imaginaire collectif.
et sur Amzone, parait-il que ceux qui ont acheté le rêve américain ont aussi acheté ça :

Mais là, je ne vois pas pourquoi.

04/04/2005

Suite du questionnaire

Pour répondre à Marylène suite au commentaire : quel livre vais-je acheter ?
Ce sera la suite de Paul Auster : "la trilogie new-yorkaise".
Ha oui, je recommande aussi "Je suis noir mais je n'aime pas le Manioc", de Gaston Kelman, ce n'est pas un roman, c'est un témoignage, un essai sur le racisme involontaire, quotidien.











Je conseille aussi de lire le commentaire de Sonia qui a répondu au questionnaire.

26/02/2005

Jean Claude Bologne

Vendredi 25 février. Rencontre avec Jean Claude Bologne.
C’est un écrivain étonnant qui a rencontré le néant sans savoir mettre de mots sur cette notion et réfute la notion de Dieu dans ce mot. Il se dit donc Mystique athée, lire « Le mysticisme athée »
Enseigne l’iconologie médiévale à Paris, secrétaire général de « la société des gens de lettres », fait partie du mouvement « Nouvelle fiction ».
Il écrit aussi de la « littérauture alimentaire », des romans de gare sous un pseudo,
Notes prises au fur et à mesure de son intervention, dans l’ordre chronologique :
Romans historiques :
Il utilise des éléments historiques qui font avancer le récit, il utilise le roman comme libre d’histoire.
« Le monde contemporain nous porte autant que le monde passé »
« Dans un roman, il y a toujours une page ou deux que je n’ai pas l’impression d’avroir écrite moi-même, j’écris 10 pages pour arriver à cette page là ».
« On ne vit pas avec quelqu’un par hasard : soit parce qu’il a un trait de cacactère que l’on a soit parce qu’il a un trait de caractère que l’on recherche ».

« Suis-je fruit à noyau ou oignon ? ». Faisant réfence au fait que le fruit à noyau, on le doit le peler et ensuite l’éplucher pour y trouver le noyau ou l’oignon que l’on pèle au fu ret à mesure. D’après son entourage, il serait oignon.
Maître Eckhart (1260-1328): "Je prie Dieu de me libérer de Dieu" et celle de Marguerite Porete (1250-1310): "Seigneur, je me désencombre de vous".
« Je crée moi-même mes tiroirs personnels pour mettre des mots ce à quoi que j’ai, moi-même, trouvé des solutions. On ne doit pas m’imposer ces meubles.
« Le seul message que je transmets, c’est que je n’ai pas de message ».
« Plus personne n’est capable de traduire la bible, il y a une acceptation des traductions modernes » : « la constitution européenne : tout le monde votera sans même avoir fait l’effort de la lire, c’est inquiétant, l’esprit critique se perd. Il faudrait que chacun se crée ses propres meubles à tiroirs »

A propos du mouvement Nouvelle Fiction : « La vision du monde n’est qu’une convention, le romancier ne doit pas décrire (comme chez les naturalistes du XIXème), le monde, illusion puisqu’il n’est qu’une convention, il faut renoncer à la convention du monde en la portant à l’extrême ».
Thème récurent à ce mouvement :
«Doublure du monde, on passe de l’autre côté du miroir
Retournement : ce n’est pas l’endroit ni l’envers du gant qui est intéressant, c’est le retournement qui l’est.
Erudition jubilatoire
Le néant pour certains »
« Le plus grave est de prendre au sérieux ses propres conventions »
« Mme Bovary ne pourrait plus être écrit maintenant, les suiveurs sont insupportables, il ne pouvait être écrit qu’au 19ème siècle »

A lire : « la geste serpentine » de Tristan
Pour en savoir plus sur Maître eckhart. et sur Marguerite Porète.
Site perso de Jean Claude Bologne
En tout cas, ce fut une soirée formidable et je vais vite lire "Histoire de la pudeur" et "L'homme fougère", son dernier livre.

15/02/2005

Moon palace

Moon palace; C'est l'histoire d'un étudiant à New-York qui approche de la déchéance à cause de circonstances particulières et qui finit par s'en sortir par des circonstances tout aussi particulières.
Dit comme ça, ça n'a pas l'air bien passionnant mais pourtant si. C'est un livre de voyage dans le sens large du terme. c'est cousu (non de fil blanc) au millimètre près. ce roman est plein de rebondissements sans un être un policier. Il est à la recherche de son père sans le chercher physiquement.
Auster m'a tenu en haleine jusqu'au bout, jusqu'à la dernière ligne.
Je continue ! J'ai commencé celui qu'il a écrit juste avant "Moon palace": "le voyage d'Anna Blume" ( un voyage vraiment ? je le saurai).

medium_moonpalace.jpg